Zohra Nedaa-Amal : Abroger les versets ... 1

Abroger la haine et la violence du Coran, sans renier Allah et Mahomet, ou l'Islam mode´re´ qui reste a` inventer.
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Tous ceux qui ont lu le Coran le savent : le nombre de versets qui incitent à la haine et à la violence est extrêmement élevé.
Pour la grande majorité des médias dominants, et pour la plupart des partis et responsables politiques ou associations se
disant antiracistes (SOS Racisme, MRAP…) ces versets n’existent tout simplement pas. Cette forme de déni de la réalité, est
pratiquée par l’ensemble des autorités musulmanes, qui enseignent ces versets dès la tendre enfance dans les écoles
coraniques, tout en les occultant devant l’opinion internationale. Ceux qui osent les dénoncer en Occident, sont catalogués
automatiquement catalogués comme islamophobes fascisants, et souvent comme des racistes. Et pourtant ils sont légions ces
versets coraniques qui incitent à la violence, à la guerre, à la haine de l’autre ou qui demandent d’instaurer des discriminations
envers des catégories entières de la population, en commençant naturellement par les femmes, les homosexuels et les
minorités religieuses.

Devant cette réalité inacceptable, même le Nouvel Observateur publiait le 28 mars 2012 un article intitulé : « Merah : la
religion et le meurtre ». Dans cet article, Jean Daniel ( http://tempsreel.nouvelobs.com/jean-
daniel/20120328.OBS4859/la-religion-et-le-meurtre.html ) se posait la question : « Y a-t-il dans les textes sacrés des
injonctions invitant à éliminer les infidèles ? C’est ensemble que tous les hommes de foi doivent répondre à cette
question ? » . Il ajoutait : « Je souhaiterais qu’un ensemble d’intellectuels chrétiens, musulmans et juifs reconnaisse qu’il y a
dans tous les textes religieux, en particulier dans ceux issus du monothéisme, des stigmatisations, des mises à l’index des
bannissements qui peuvent être interprétés comme des appels au meurtre, et même comme un commandement de tuer. »

 Cette question du contenu des textes sacrés revient d’une manière récurrente. Il y a quelques mois, Madame Christine Tasin
proposait à l’imam Chalgoumy de travailler ensemble pour établir un corpus des versets coraniques contenant les appels à la
haine, à la violence, ou à la guerre. En espérant ainsi accomplir un premier pas vers l’abrogation par les musulmans modérés
de ces versets coraniques contraires aux Libertés fondamentales, aux Droits de l’Homme, aux lois de la République et au
triptyque Liberté, Egalité, Fraternité. Après avoir tenu des propos qui laissaient espérer une réponse favorable, Chalgoumy
s’est finalement désisté.

Après ce revirement de Chalgoumy, Madame Christine Tasin exprimait à juste titre sa déception en disant : « Monsieur
Chalgoumy : hier encore vous disiez vouloir travailler avec nous à établir un corpus de textes à éliminer des mosquées, hier
encore vous vous éleviez comme moi contre le risque de retour du délit de blasphème. »
(http://ripostelaique.com/takkia-chalgoumy-tombe-le-masque-cest-contre-lislamophobie-quil-veut-
manifester.html =)





Fig. 1 : Peut-on retirer des versets du Coran, alors que l’Islam le considère comme la « Parole incréée, éternelle et inaltérable » de Dieu et
qu’il est appris à des millions d’enfants ( http://www.youtube.com/watch?v=tiaIEg_b1p4 ) ?


Devant l’actualité, on est en droit de se poser la question du lien entre le contenu des textes sacrés et la violence vécue au
quotidien. Et comme ces violences sont commises dans l’immense majorité des cas, par des personnes ou organisations se
revendiquant clairement de l’Islam, force est de constater que la violence du texte coranique apparaisse comme la plus
préoccupante des menaces. Et devant le manque total de réaction des autorités représentatives de l’Islam officiel, que ce soit
en France ou ailleurs dans le monde, Madame Christine Tasin est confrontée comme nous tous, à cette triste évidence :
l’espace séparant l’Islam officiel censé être « modéré » et l’ « extrémisme islamique » est plus une vue de l’esprit qu’une
réalité concrète. Il faut bien se résigner à cette impossibilité de changer l’Islam et à faire le même constat que Pascal Hilout (
Note 1) : l’Islam modéré reste à inventer.

Cette évidence n’est pas perçue par la majorité de l’opinion française et occidentale en général, pour la simple raison que les
faiseurs d’opinion affirment, contre toute logique, que l’Islam est une religion comme les autres, au même titre que le
Christianisme ou le Bouddhisme par exemple. En partant de ce postulat, cette opinion finit logiquement par ressentir une
grande incompréhension et une déception devant la réalité têtue des faits, comme le terrorisme islamique qui endeuille
quotidiennement la planète, les tueries monstrueuses de Mohamed Merah, les bombes dans les lieux de cultes comme les
églises et même les mosquées, les attentats kamikazes, les voitures piégées ou des actes qui semblent moins graves
comparées à ces barbarie (comme le refus de cet imam « modéré » Chalgoumy de participer à toute remise en cause de
certains versets coranique), mais qui n’en restent pas moins très préoccupants pour notre logique.

L’esprit reste impuissant face à cette situation, comme face à ces attentats qui n’épargnent ni les enfants, ni les femmes, ni les
lieux de culte comme les églises, les mosquées ou les mausolées centenaires de Tombouctou. Certains se posent la question
de savoir si cette situation échappe à toute logique et relève de l’absurdité la plus totale. Quand les plus hautes autorités
comme le Président français François Hollande ou son gouvernement, refuse de qualifier d’islamiste, le terrorisme contre
lequel ils viennent de déclarer la guerre au Mali. Ainsi, ils présentent un terrorisme abstrait, sorti du néant et n’ayant aucun
lien avec une idéologie. Il s’agirait ainsi d’un terrorisme de fous qui mènent un combat qui n’a aucun sens.

En réalité, il n’en est rien. C’est plutôt notre manière de penser et d’analyser qui est insuffisante et inadaptée. Pour François
Hollande et son gouvernement, c’est une manière de refuser de livrer le combat des idées, en pensant qu’il suffit de s’attaquer
aux conséquences, en espérant éviter de s’attaquer aux véritables causes : le lien entre l’Islam et le terrorisme, qu’il soit le fait
d’Al Qaeda, des Talibans ou d’AQMI au Sahel.

Et au lieu de nier tout simplement ce lien entre Islam et terrorisme, on pourrait essayer de briser le tabou en analysant l’Islam
à travers ses textes sacrés, en particulier le Coran et son histoire à travers les actes et le message de son fondateur Mahomet.

On pourrait également analyser ce que l’Islam attend du fidèle musulman. Et en fait, toute analyse, même superficielle,
montre que l’Islam, mot qui signifie en Arabe : « Soumission », laisse peu de place aux libertés fondamentales de la personne
humaine, telles qu’on les conçoit en Occident.

Si on prend l’exemple de l’imam Chalgoumy quand il renonce à supprimer des mosquées françaises les versets de haine, au-
delà de la déception légitime, on pourrait avoir la lucidité de voir dans l’attitude de cet « Imam modéré », non pas une
volteface ou un reniement de sa promesse, mais plutôt une illustration parfaite de ce que l’Islam laisse comme liberté d’action
ou de pensée à ses croyants.

Pour résumer, on se trouve en présence d’une violence terroriste quotidienne qui se revendique de l’Islam. On se trouve
également en présence de régimes appliquant des préceptes moyenâgeux de la Charia (Arabie, Iran, Pakistan…), qui se
revendique toujours de ce même Islam. Et enfin, on constate à travers le printemps arabe, l’élection de partis islamistes
prônant l’application de cette même Charia, rejetant toute forme de laïcité, de séparation entre l’Etat et la religion. Et face à
cela, on constate au niveau des médias, des responsables politiques et des autorités musulmanes :



1. L’occultation totale des versets coraniques qui incitent à la haine de l’infidèle, qu’il soit Chrétien, Juif ou athée.
2. L’occultation totale des préceptes moyenâgeux (flagellation, amputation, mutilation) prescrits par le Coran.
3. Le refus total des autorités musulmanes, aussi bien en terre d’Islam qu’en Occident, d’abroger ces versets.
4. Le refus total de ces mêmes autorités musulmanes d’assumer la conséquence de ces textes « sacrés » de l’Islam, la
concrétisation des incitations à la violence par le terrorisme international et l’application des préceptes coraniques
dans les pays qui fondent leur droit pénale sur la Charia, avec ses conséquences : discrimination envers les femmes,
les minorités sexuelles ou religieuses, et l’application de punitions barbares et moyenâgeuse, comme la flagellation,
les mutilations, la lapidation ou la décapitation.
5. Le matraquage quotidien qui consiste à affirmer que tout cela n’a rien à voir avec l’Islam authentique, mais seulement
le résultat d’une forme dévoyé de cette religion par une infime minorité d’extrémistes (intégrisme, salafisme,
wahhabisme …)


Le plus aberrant dans cette situation, c’est le refus total d’analyser cet Islam authentique et d’ouvrir des débats sur le contenu
de ses textes sacrés, comme le Coran, ou l’Histoire de cette sur cet religion, en particulier la vie et les actes de son fondateur,
Mahomet. Le but de cet article est de répondre à cette nécessité, en essayant d’analyser ne serait-ce que d’une manière
succincte, cet Islam authentique. Ce n’est qu’en analysant l’Islam sans complaisance qu’on peut mettre en évidence les
problèmes liés à cette « religion ». Et pour fixer la méthode d’analyse, il faut en premier lieu se pencher sur la signification des
mots en se demander si le terme « religion » est bien approprié pour désigner l’Islam.


http://zombietime.com/mohammed_image_archive/islamic_mo_face_hidden/10273552.jpg
Fig. 2 : Représentation musulmane de Mahomet dirigeant la bataille tout
recevant la révélation coranique de l’Ange Gabriel.

1. L’islam, une religion comme les autres.



.En Occident, on pense qu’une religion est
limitée au domaine de la foi et du culte, alors
que l’Islam se définit lui-même refuse de se
limiter à ces seuls domaines. L’Islam couvre non
seulement tous les aspects de la vie privée, mais
également tout ce qui relève de l’Etat. Et il
refuse de concevoir qu’on puisse séparer le
politique du religieux. Ainsi, la première erreur
provient de notre tendance à raisonner sur
l’Islam en tant que « religion », en affectant à ce
terme la même signification que nous lui
donnons en Occident.

En effet, pour beaucoup de gens qui se basent
sur les médias dominants et les « explications »
de nos « spécialistes » du monde arabo-
musulman, l’Islam est à l’image du Christianisme,
une foi et un culte basé sur la croyance en Dieu.
En partant de ce postulat, on affirme avec la
meilleure bonne foi ces pseudo-évidences :
l’Islam est une religion comme le Christianisme :
Mahomet est l’équivalent de Jésus, le Coran
l’équivalent de la Bible, Jérusalem l’équivalent
de la Mecque, l’imam l’équivalent du curé, la
diffusion de l’Islam au VIIème-VIIIème siècle,
s’est faite grosso modo de la même manière que
la diffusion du Christianisme entre le premier et
le quatrième siècle de l’ère chrétienne, les
guerres ou massacres commis par l’Eglise au
nom du Christ, valent bien ceux qui ont été
commis au nom d’Allah.

De plus, on laisse sous-entendre, que Mahomet,
à l’image du Christ, prêchait un Islam d’amour,
de paix, de tolérance, totalement séparé du
domaine politique et des luttes pour conquérir
pouvoir politique. On laisse également sous-
entendre, qu’à l’exemple du Christ, Mahomet a
transmis son message d’une manière pacifique
et qu’il mettait ses actes en adéquation avec cette religion d’amour, de tolérance et de paix qu’il prêchait. On en déduit, en
toute bonne foi, que l’Islam authentique, prêché par Mahomet, correspondait réellement à cette image idyllique.



. L’image idyllique de l’Islam et sa confrontation avec la réalité.



Alors que ce mythe d’un Mahomet « parfait modèle pour l’humanité », ne visant aucune conquête du pouvoir politique et
prêchant d’une manière pacifique la foi en un Dieu clément, miséricordieux et rempli d’Amour pour sa création, n’a jamais
existé. Il n’en demeure pas moins que les médias dominants et la pensée unique, continuent à matraquer cette image idyllique
d’un Islam des origines, parfaitement compatible avec les valeurs morales et humanistes du XXIème siècle.

Et, face aux violences islamiques auxquelles on assiste aujourd’hui, on pense que cela ne peut venir que d’un « Islamisme » qui
a trahit les valeurs que Mahomet a prône dans l’Islam authentique, celui des origines. Ainsi, les violences islamistes ne sont
que d’un intégrisme extrémiste, qui aurait dévoyé le sens véritable des textes sacrés de l’Islam, comme l’Eglise au Moyen Age
a trahit le message authentique du Christ, en sombrant dans l’obscurantisme de l’Inquisition, des Croisades ou celui des
massacres et des génocides dans le Nouveau Monde.

A partir de cette caricature de la réalité, on induit beaucoup de gens dans l’erreur qui consiste à ignorer cette vérité historique
toute simple : l’immense différence entre le message du Christ et celui de Mahomet, ainsi que les actes qui ont marqué leurs
vies respectives. Et pourtant, il ne s’agit pas d’une différence de degré, mais bel et bien d’une différence de nature.
L’occultation de cette différence fondamentale, entraine une grande méconnaissance de la nature véritable de l’Islam en tant
que base de l’Etat théocratique, depuis sa fondation par Mahomet jusqu’à la fin du Califat ottoman au XXème siècle et les


http://www.histoire-image.org/photo/zoom/resurrection-lazare-f.jpg
La fin du ramadan aura lieu dimanche en France
Fig. 3 : Jésus à la Résurrection de Lazare : « Je suis la Résurrection et la
vie ».



Fig. 4 : Musulmans se prosternant pendant l’une des cinq prières quotidiennes.

prolongements actuels du « Printemps arabe » : une idéologie politique de conquête, de domination et d’assujettissement, qui
est à l’opposé du message de Jésus, tel qu’on le connait dans l’Evangile.

. Adhésion du fidèle dans l’Islam et le Christianisme.



Pour comprendre cette véritable nature de
l’islam, on peut rappeler que l’adhésion à cette
religion ne se fait pas par une profession de foi
d’ordre spirituel, comme l’acte de foi que fait le
chrétien quand il croit que « Jésus est mort sur la
croix et qu’il a ressuscité d’entre les mort au
troisième jour ». Dans le Christianisme des
origines, cet acte relève de la foi pure, puisque
que tout part de cette « Bonne Nouvelle », ou
Evangile, que les Apôtres vont annoncer aux
nations : la résurrection du Christ et son retour
d’entre les morts. En effet, pour ceux qui
adhérent à cette foi, Jésus n’a pas remporté des
victoires faces à des rois, des états ou des
armées puissantes : son « royaume n’est pas de
ce monde ». Et pourtant, sa victoire est plus
grande et n’a pas d’équivalent : Il a vaincu la
mort ! La croyance en cette « Bonne Nouvelle »
ou « Evangile », n’a aucun lien avec la politique,
la guerre ou la conquête du pouvoir : elle ne
relève que de domaine de la foi.

Il s’agit donc d’un acte de foi pure. Dans ce
Christianisme des origines, il n’y a pas le moindre
doute : la croyance en Jésus est d’ordre spirituel. Cette croyance, ne peut être imposée par la force ou la contrainte. Elle
relève, au début de l’ère chrétienne, d’un acte auquel on adhère en toute liberté et sans aucune contrainte. Projeter cette
réalité sur l’Islam naissant est complètement faux : pour Allah et son Prophète Mahomet, la démarche est tout à fait
différente.

Même si beaucoup de gens l’ignorent ou l’oublient, il faut garder à l’esprit que la profession de foi fondamentale dans l’islam,
consiste en une soumission, une allégeance et un engament : « J’atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah et que Mahomet est
l’Envoyé d’Allah ». L’acte de foi utilise bien le terme « Envoyé ou Messager d’Allah » (« Rassoulil’Allah » en arabe) et non le
terme de « Prophète » qui se dit « Nabiyou » en arabe. Par cette précision, le musulman atteste que Mahomet n’est pas
seulement inspiré, mais « envoyé » par Dieu pour transmettre les commandements divins rassemblés dans le Coran, à
l’ensemble de l’humanité. En conséquence, l’acceptation de ce message et de sa nature divine ne se discute pas. Elle fait partie
de l’engagement du fidèle, avec la conséquence que cet engagement implique : obéir aux préceptes du Coran, c’est obéir à la
Parole de Dieu.

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