Statement from Eric Ferrero, Vice President of
Communications, Planned Parenthood Federation of America:
“In health care, patients sometimes want to donate tissue to
scientific research that can help lead to medical breakthroughs, such as
treatments and cures for serious diseases. Women at Planned Parenthood who have
abortions are no different. At several of our health centers, we help patients
who want to donate tissue for scientific research, and we do this just like
every other high-quality health care provider does -- with full, appropriate
consent from patients and under the highest ethical and legal standards. There
is no financial benefit for tissue donation for either the patient or for
Planned Parenthood. In some instances, actual costs, such as the
cost to transport tissue to leading research centers, are reimbursed, which is
standard across the medical field.
“A well funded group established for the purpose of damaging
Planned Parenthood’s mission and services has promoted a heavily edited, secretly
recorded videotape that falsely portrays Planned Parenthood’s participation in
tissue donation programs that support lifesaving scientific
research. Similar false accusations have been put forth by opponents
of abortion services for decades. These groups have been widely discredited and
their claims fall apart on closer examination, just as they do in this case.”
Planned Parenthood is the nation’s leading provider and
advocate of high-quality, affordable health care for women, men, and young
people, as well as the nation’s largest provider of sex education. With
approximately 700 health centers across the country, Planned Parenthood
organizations serve all patients with care and compassion, with respect and
without judgment. Through health centers, programs in schools and communities,
and online resources, Planned Parenthood is a trusted source of reliable health
information that allows people to make informed health decisions. We do all
this because we care passionately about helping people lead healthier lives.
On voit dans ce film, qui défend le droit à l'avortement, une femme qui a avorté et qui veut aujourd'hui prévenir l'avortement, on la voit projeter le film "le cri silencieux" à des adolescents. En France, Philippe Isnard avait également projeté un film contre l'avortement à des élèves, tout en leur donnant également des documents favorables au droit à l'avortement : il fut exclu de l'éducation nationale pour cela. http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/2011/04/de-quoi-philippe-isnard-est-il-coupable.html
En Allemagne on peut réagir à la projection de films à des adolescents autrement qu'en demandant la tête des enseignants en cause ... :
La réalisatrice Renate Günther Greene a avorté à l’âge de 25 ans. Après plusieurs décennies de refoulement, son retour sur les lieux de l’intervention l’a submergée de douleur. Elle a alors cherché à entrer en contact avec des femmes au parcours similaire, mais s’est heurtée à un mur de silence. Pourquoi, alors qu’elles avaient revendiqué haut et fort le droit à disposer de leur corps dans les années 1970, les femmes éprouvent-elles tant de difficultés à assumer le recours à l’avortement ? La réalisatrice a rencontré la rescapée d’une IVG qui, adolescente, a sombré dans l’anorexie avant de découvrir que son sentiment d’être jumelle ne relevait pas de la démence mais venait de l’intervention subie par sa mère quand elle la portait. Trois femmes qui ont avorté quand elles étaient plus jeunes racontent par ailleurs leur expérience et ses conséquences, entre relative sérénité et culpabilité suffocante.
Séquelles persistantes
"À les entendre, c’était aussi anodin que de se faire opérer de l’appendicite", confie l’une d’entre elles. Entre les sentences du type "Tu vas gâcher ton avenir !" et le vocabulaire pourtant réconfortant des médecins, qui parlent d’"amas de cellules embryonnaires" pour désigner le fœtus, certaines femmes regrettent d’avoir manqué d’informations sur la portée de leur décision. Sur dix patientes ayant subi une IVG, deux à quatre d’entre elles, en état de stress posttraumatique, développent ainsi une réelle pathologie et ont besoin d’un suivi psychologique pour faire leur deuil et apaiser leur culpabilité. "J’ai tué un enfant", explique l’une des femmes interrogées, qui s’est reconstruite en fondant une famille et en faisant de la prévention en milieu scolaire. Un documentaire salutaire sur les séquelles occultées de l’avortement.
Droit à l’avortement : ne nous
laissons pas duper par les discours anti-choix !
Le Planning Familial s’étonne de la diffusion d’un documentaire
culpabilisant sur l’avortement. Il rappelle qu'il n'y a pas de vécu unique et
met en garde contre de tels discours.
19/03/2015
Mardi 17 mars, la chaîne Arte a consacré sa soirée Thema à
l’avortement. Un sujet hautement symbolique, quelques jours après la Journée
internationale des droits des femmes. Intitulé « Droit à l’avortement : le
combat continue », le premier documentaire de la soirée propose une enquête
critique sur la situation du droit à l’avortement dans trois pays européens :
la France, l’Allemagne et la Pologne.
Tout en soulignant les avancées de la France dans le domaine, il
met en lumière les nombreux obstacles persistants (fermetures d’hôpitaux,
culpabilisation des femmes, objection de conscience…), qualifiant à juste titre
l’accès à l’avortement de « parcours du combattant ». Plusieurs témoignages de
terrain du Planning Familial et de l’IPPF Europe (Fédération européenne du
Planning Familial) alertent sur les menaces de régressions réelles sur le
continent européen, dans un contexte de crise économique favorable à la poussé
des droites conservatrices.
Un discours utilisé à dessein pour
délégitimer le droit à l'avortement
L’intention de la chaîne Arte est louable : il est crucial de
rappeler que l’accès à l’avortement n’est jamais acquis. Elle est
malheureusement décrédibilisée par le deuxième documentaire de la soirée, qui
tranche radicalement avec la ligne habituelle de la chaîne, jusque dans son
titre « Avortement : la loi du silence ». Ce dernier prône en effet tout ce
contre quoi les mobilisations féministes se sont battues : la culpabilisation
des femmes ayant avorté et la stigmatisation de l’acte de l’IVG. On y retrouve
tous les codes de la propagande anti-choix : dramatisation sans nuance de
l’avortement (présenté comme un acte systématiquement traumatisant),
désinformation (prétendues menaces d’infertilité), manipulation (interviews du
Dr. Pokropp, activiste anti-choix), images d’embryons avortés.
Le Planning Familial, qui défend le libre choix des femmes,
refuse ce type de discours manipulatoire. Imposer aux femmes un vécu et une
vision traumatiques de l’avortement, ce n’est pas leur rendre service ni briser
le prétendu « silence » autour de l’IVG. Au contraire, c’est précisément ce
type de jugement qui est le plus difficile à surmonter pour les femmes qui
avortent (comme
en témoignent les premières concernées), ce que le deuxième
documentaire ignore soigneusement.Cette soirée Thema aurait gagné à être
suivie d’un débat digne de ce nom plutôt que d’ouvrir un boulevard aux
anti-choix, dont les véritables motivations ne doivent duper personne.